Mon parcours personnel

Je suis professeur des écoles depuis bientôt 25 ans et ce métier est une réelle vocation. En effet j’ai été une élève « passable » du primaire jusqu’à l’entrée au lycée et j’ai fait le désarroi de mes parents et de bons nombre de professeurs. Tous étaient bien conscients que je n’avais pas de réelles difficultés mais que les apprentissages scolaires ne faisaient pas sens : « tellement capable mais si peu engagée ».

Le lycée a marqué un tournant dans mon histoire scolaire car j’y ai fait deux grandes découvertes :

  • D’une part, je pouvais trouver du plaisir à travailler, me sentir compétente dans certaines matières, et donc réussir,
  • D’autre part, il existait des professeurs qui ne collaient pas d’étiquette, avaient à cœur de voir réussir tous leurs élèves et mettaient tout en œuvre pour.

De ce nouveau rapport à l’apprentissage est née l’envie de travailler, de poursuivre des études pour passer de l’autre côté du bureau pour à mon tour, être ce professeur qui pouvait faire la différence, qui pouvait transmettre le plaisir d’apprendre et aider les élèves en difficulté scolaire.

Pendant 20 ans, dans mes classes, de la petite section au CM2, je me suis engagée à accompagner au mieux tous les élèves dans leurs apprentissages, quelque soit leur profil (dys, TDA/H, haut potentiel…) leurs difficultés, mais je me suis aperçue que, pour certains élèves, mon aide, noyée au milieu du groupe classe, n’était pas suffisante et qu’un accompagnement individualisé était nécessaire. Mais vers qui les orienter, alors ?

Entre temps, j’ai eu la grande joie de devenir la maman de deux enfants atypiques et j’ai vite été confrontée à l’incompréhension de leurs besoins par le système scolaire. J’ai donc, fait beaucoup de recherches sur les profils d’élèves atypiques, car j’avais besoin de comprendre leurs besoins, mais j’ai également, pendant des années, crée une pédagogie, une méthodologie, des outils qui leur étaient adaptés et j’ai pu voir à quel point cela avait un réel impact sur leurs apprentissages !

J’ai ainsi fait bénéficier mes classes, de ces nouvelles compétences acquises, mais j’avais un réel besoin de transmettre les connaissances, les bonnes pratiques et les outils qui fonctionnaient. Lorsque j’ai découvert le métier d’orthopédagogue, ce fût une véritable révélation, c’était exactement le métier que je souhaitais faire, et quelque part, j’avais déjà commencé à pratiquer.

Aujourd’hui je travaille 2 jours par semaine en classe, car j’aime cette transmission des en grand groupe, et 3 jours et les vacances, au cabinet. Je me sens complètement alignée, épanouie dans cette reconversion !